Cédric MINLO, invité d’honneur au Mboa BD Festival

 

Né en 1992 à Yaoundé, Cédric Minlo dessine depuis son plus bas-âge. Il publie cette année « Android Night » sous un scénario de Darius Dada aux éditions Waanda Stoudio, et le Mboa BD Festival l’accueille en tant que invité d’honneur. Mais qui est Cédric Minlo? Allons à la découverte de ce talent en 6 coups de crayon!

 

Lauréat du Prix de la bande dessinée du Mboa BD 2011, où son trait léger, ses histoires drôles captivent le Jury. En 2013, il intègre l’équipe de KIRO’O GAMES, premier studio de création de jeux vidéos d’Afrique centrale, où il propose ses services d’illustrateur dans la catégorie des personnages non jouables et objets divers du jeu Aurion : l’héritage des Kori-Odan.

Il publie une histoire courte dans l’album collectif Rio Dos Camaroes, son style graphique s’affirme autant que sa maitrise du scénario. L’album « Rio dos Camaroes » est présentée au Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA) en 2013. Cédric Minlo fait également parti de l’aventure « Ekiéé », le magazine 100% BD aux côtés de Paul Monthé et Yannick Deubou Sikoué, il travaille notamment sur la série « Lycée Mozart ». Android Night qui parait chez Waanda Stoudio en 2017 est son premier album. Sous un scénario de Darius Dada, l’histoire nous plonge dans l’ambiance des nuits de Yaoundé, avec des personnages hauts en couleur. Cédric Minlo publie régulièrement ses travaux sur sa page Facebook: Cedric and the brush

Ainsi pour l’ édition 2017 Cedric Minlo a accepté se confier à nous  en répondant à quelques questions ;Afin de mieux percer le personnage.

 

1- Pouvez-vous faire votre courte présentation ?

Bonjour, Mon nom est Cédric Minlo, je suis dessinateur âgé de 25 ans et je suis né et j’ai grandi au Cameroun. Mon expérience dans le dessin remonte à mon enfance. Étant petit, je dessinais sans arrêt, que ce soit pour reproduire les dessins que je voyais à la télé et dans les bandes dessinées ou alors pour imaginer mon propre univers. J’ai eu un parcours scolaire classique; je n’ai donc pas été inscrit à une école de dessin. Je lis des bandes dessinées depuis toujours et c’est ce qui a renforcé mon envie d’en réaliser à mon tour.

 

2- Quelles sont vos orientations artistiques ?

Les personnes qui contemplent et apprécient mes œuvres les assimilent souvent au style cartoon. Même-si ma technique graphique est assez flexible, j’affectionne particulièrement la simplicité visuelle du cartoon et la gaieté qu’il provoque. Les histoires que je raconte sont le plus souvent décorées d’une touche humoristique, mettant en scène des personnages qui se démarquent chacun par des traits spécifiques.

3- Parlez-nous de votre projet en cours.

Le projet sur lequel je travaille en ce moment est une bande dessinée qui s’intitule Android Night. Elle raconte une petite histoire qui se déroule dans la ville de Yaoundé au Cameroun. Nous n’avons pas un mais trois protagonistes, chacun ayant un rôle particulier. Mengo, un jeune homme de 29 ans, fait la rencontre d’une ravissante demoiselle dans un bar branché de la ville. Elle lui propose de continuer la soirée chez elle et, avec l’encouragement de son pote Akim, il cède à la tentation et décide de la suivre. Une fois sur les lieux, les choses ne se passent pas comme prévues. La jeune femme lui dévoile son vrai visage et lui tend un piège qui pourrait certainement lui coûter la vie. S’en sortira-t-il vivant? Comment Akim et Gonzo, ses deux meilleurs amis, réagiront-ils face à cette absence et ce silence douteux de leur ami durant toute la nuit?

Vous aurez donc l’occasion découvrir les péripéties de cette intrigue façonnée avec un style graphique épuré et riche en couleurs.

 

4- Que pensez-vous de la bande dessinée au Cameroun, son évolution et le mouvement actuel ?

Beaucoup de gens s’intéressent à la bande dessinée et la lisent au Cameroun. Cela peut se vérifier d’une part auprès du jeune public qui est celui qui la consomme en grande partie et d’autre part en observant l’effectif de la population qui s’agrandit au fur et à mesure lors des événements dédiés à la bande dessinée tels que le MBOA BD ou encore d’autres festivals littéraires. Aussi, de nouveaux auteurs camerounais se dévoilent progressivement et proposent dans leurs œuvres des histoires qui racontent non pas des faits étrangers, comme celles que l’on a l’habitude de recevoir, mais des réalités africaines représentées sous diverses formes.

5- Quelles sont les activités que vous proposez au public pendant le Mboa BD Festival ? Quel est le public attendu ?

Durant le MBOA BD Festival, J’aurai l’occasion de faire découvrir au public ma (première) bande dessinée Androïd Night, que j’ai réalisée aux côtés de Darius Meke qui s’est occupé du scénario. Cela se fera à travers des dédicaces et une éventuelle exposition de certaines planches de la BD tout au long du festival. Petits et grands sont les bienvenus.

 

 

 

 

 

 

6- Comment voyez-vous l’avenir ? Avez-vous des projets futurs ?

Ma vision de l’avenir se résume à des bibliothèques et librairies (physiques et numériques) remplies d’albums de bandes dessinées produites par des auteurs camerounais et même par des africains en général. Aussi, sur le plan pédagogique, des jeunes ayant découvert des histoires de chez eux et les techniques de leur réalisation, racontent les leurs. J’envisage enfin, dans les prochains mois, de développer mes histoires sous d’autres formes de médias tels que le cinéma d’animation ou encore le jeu vidéo.

 

Rendez-vous du 26 au 29 novembre à Douala et du 6 au 9 décembre pour plus d’ échanges et de partage avec notre Bdéiste Cedric Minlo.