Et le rideau retomba ainsi, sur la 9ème édition du festival de la bande dessinée, MBOA BD.

Deux semaines de folie, deux semaines de pur bonheur. Les fans, les amoureux et même les profanes de bandes dessinées ont pu profiter de chaque instant pour se renseigner, apprendre et s’émerveiller, devant le talent de plusieurs jeunes dessinateurs.

Et si nous refaisions le voyage?

Part I : Douala dans la place !!!

Tout a commencé le mardi 20 novembre 2018 avec l’arrivée d’un des auteurs invités. L’excitation était alors à son comble,  tout le monde était là, le décor était planté. Le soir même, le repas (devenu une tradition) offert aux auteurs et à l’équipe d’organisation du festival fut le point de départ d’une semaine de folie. Fallait bien charger les batteries.

C’est à l’institut français de douala, en présence du Consul honoraire de l’ambassade du Royaume de Belgique, que le top départ est donné. Quoi de mieux qu’une conférence d’ouverture pour lancer officiellement les activités de cette 9ème édition du Mboa BD.

S’en est alors suivi, une série d’activités aussi attractives les unes que les autres :

Les interventions en milieu scolaire, les ateliers, les masters class, les dédicaces…

Des activités spéciales, pour un public tout aussi spécial.

Petite précision pour ce voyage, nous allons parler que des activités qui nous ont marquées.

C’est parti !

Le cosplay : ces jeunes nous ont fait rêver, rire, découvrir.

Savez-vous ce qu’est un cosplay ?

Selon les cosplayeurs (personnes pratiquants le cosplay), c’est l’art de créer ou acheter des costumes dans le but de ressembler à un personnage de fiction (jeux vidéo, mangas, film, série…). Ainsi, ils revêtissent ces déguisements et organisent ensuite des parades pour présenter leurs héros ou personnages choisis ou préférés. C’est un véritable rassemblement de passionnés qui se produisent à la manière d’un théâtre.

Cette année, nous avons vécu une magnifique parade. Entre Doflamingo, Jack SPARROW, Asuma, Orochimaru, Videl ou Mikasa et Kykyo, nous ne savions plus où baver d’excitation. Chaque personnage était une source d’émerveillement et très certainement de motivation pour les prochaines éditions. Reste juste à trouver en quoi est-ce que nous nous déguiseront. En tout cas, pour cette année, le délégué du festival Yannick Deubou s’est prêté au jeu, et c’est dans un costume de Jack Sparrow qu’il a réussi son pari. Un déguisement au top !

Le moment le plus marquant fut la fin du festival, avec un magnifique concert dessiné,  proposé par des artistes d’une rare inspiration.

Cédric Minlo nous a ému, sous un fond musical du très talentueux Skriim. Leur incroyable performance, nous a laissé bouche bée. Un tableau, symbole, de notre UNITE NATIONALE. Très belle manière de célébrer le thème de cette 9ème édition du Mboa BD. Tout ceci sous le regard ébloui du représentant de l’ambassade du royaume de Belgique. Tout simplement magnifique !

Nous étions à peine remis de nos émotions quand, Georges Pondy et Sadrack ont possédé à leur tour la scène, nous rappelant le goût succulent, des beignets haricot bouillie (BHB), accompagné de poisson.

Eh ! Les gars, on n’oublie pas le piment.

Au fait, savez-vous ce qu’est un concert dessiné ?

Les concerts dessinés sont des performances scéniques au cours desquelles un ou plusieurs dessinateurs réalisent des œuvres, en même temps qu’un concert musical est tenu. Les productions dessinées peuvent suivre ou non les mouvements musicaux.

Le 28 novembre au soir, le rideau retomba sur l’édition 9 du MboaBD festival de la bande dessinée dans la ville de Douala ; cap sur Yaoundé.

Part II : Yaoundé, the place to be !

C’est avec grand plaisir que le MboaBD déposa ses valises dans la ville capitale du Cameroun.

Plus d’auteurs, plus de monde, plus d’activités, plus de mouvements. Par quoi commencer, par quoi finir ?

En réalité, tout était si beau, tout était unique, tout était captivant.

Des interventions en milieu scolaire, des expositions avec les Black Trek, Zebra comics pour ne citer que ceux-là ; des conférences, des dédicaces, des masters classes, en passant par la foire aux projets ; le concours de cosplay et ces magnifiques concerts en mode chansons des séries mangas, offert au public de Yaoundé venu nombreux malgré le rythme effréné imposé par le festival.

De vrais fans !

Eh oui ! Yaoundé avait deux sites : l’IFC et  la Galerie d’art contemporain. Il fallait avoir beaucoup d’énergie, mais surtout être très passionné pour faire des allers-retours entre les deux sites. Le public a su s’y adapter, et tout comme nous, a apprécié chaque instant.

Le concours de cosplay fut un succès. Les parades de : Naruto, Minato, Shino Haburame, killer-bee, Arale, Nadia, Zorro Roronoa… pour ne citer que ceux-là, ont fait exploser de bonheur ce public venu nombreux célébrer la bande dessinée.

Chaque soir nous retombions en enfance, en fredonnant parfois à tue-tête, les chansons de nos mangas préférés accompagnés d’un orchestre bien curieux. Il ne jouait que des mélodies de dessins animés. Une première au Mboa BD.

N’oublions pas la visite mémorable de l’ambassadeur du Royaume de Belgique. Sous les observations expertes de Didier Pasamonik et avec un plaisir à peine dissimulé, le prestigieux hôte a sillonné les couloirs de la galerie d’art contemporain et a ainsi pu apprécier, lors de l’exposition minutieusement préparée, le travail de certains auteurs invités : Adjim Danngar, Al’Mata, Annick Kamgang, Georges Pondy,  Cédric Minlo et Darius Dada.

Ces deux derniers, nous ont d’ailleurs offert une version grandeur nature du bar d’Android night, leur première bande dessinée qui retrace la vie nocturne d’une bande de jeunes dans la ville de Yaoundé.

Comme quatre jours passent vite ! Le rideau est retombé sur cette 9ème édition du Mboa BD et c’est autour de Yaoundé de mettre la clé sous le paillasson.

Nous aurons vécu deux semaines intenses de pur bonheur, de rencontres incroyables, de fous rires, de pleurs, mais surtout de bonheur.

C’est avec plaisir que le rendez-vous est pris pour la 10ème édition !

Mboa Power !!!

 

Rolande Amougou